Un matin, je suis rentrée avec le mal de tête et le sourire aux lèvres. Toi, tu t'étais endormi sur le fauteuil, tu m'avais attendu. Moi j'étais si contente que je ne voulais pas m'endormir, je revivais ma nuit, en riant autour de toi. Tu t'es réveillé, tu as ralé, tu m'as demandé ce que j'avais, mais tu le savais, et j'ai rit encore plus. Et tu as secoué mes épaules si fort que j'ai bien cru que j'allais claquer. Tu prétendais voir ma pensée à travers mes yeux bleus comme si j'avais de l'eau en guise de cerveau. J'ai rit malgré tes recommandations. J'ai rit comme cela ne m'arrive que rarement, comme quelqu'un d'innoncent, qui donne tout, qui ne reçoit rien et qui se réjouis, comme un couillon. C'est là que le calvaire a commencé, le vice s'en est allé et il m'a laissé en tête à tête avec une honneteté amoureuse, loyale et bornée qui me faisait du mal. L'amour est le pire des bad trip, une drogue inutile et déprimante, qui coute trop chère, depuis ma dernière rehab, je ne connais pas, je ne connais plus, cet embrasement desuet et c'est tant mieux.

